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Roll Roll Roll Your boat gently down the stream and yada yada yada

28 Jun

Does everything work as it should ? It’s very easy to claim that everything should when actually the working process of anything is really complicated, so yes you wouldn’t want to end up with everything being perfect (that if such thing exists) it’s not really about perfection, but more of satisfaction, the more you long for things to be perfect, the more you’ll turn out to be a very miserable person, it’s a very complicated process in itself, and explaining it wouldn’t satisfy anyone because you would deny taking part of such thing, when of course you are spending your days doing really “important stuff” , running after everything and nothing without even realizing that we all take place in the same track field, so we are all ending up the same way, but still we disagree about most things, so that makes us not just “busy” but also blind, I love to call that kind of blindness: stew blindness or for short stewness.

Stew blindness is a very rare kind of blindness, but still we all have it. It hits human beings since they start taking notion of their surroundings, so I don’t know really at what age it does really develop itself, it depends on how fast you begin to realize that you need a job (hello life), maybe an early exposure to what I like to call responsibility or maybe cause and consequence of your actions, that you are not really free (sorry bad news) and that the administration is a sadistic constitution.

The symptoms of such rarity can be:  Denying that you have stew blindness, you would answer very much often “I’m fine” to the question “How are you?”, you would think that your life is at normal speed, when it’s actually very fast, you would feel stressed all the time doing very short tasks that take long time and that are somehow useless.

Luckily, such thing can be treated, in different ways and you wouldn’t even have to admit that you are stew blind. Unfortunately, I cannot say how, but I can assure you that it is very common (so it’s very normal to have it) and that people who realize that it does exist are very much miserable, so don’t worry, such blindness is in your favor.

You’d have to struggle to get out of it, people die trying to cure it, so I wouldn’t want you to add up anything such as that to your very busy life. In that case this post is turning out to be very useless, since you expect me to say, that you can actually make it, but no you won’t, you’d probably die having it, which is sad in a way, but you know, people at your funeral would still cry, and say that you were a really nice person…

The End

See you all very soon

And for all of you, who are going on vacation, enjoy yourselves!  For those of you who are working all summer and love their job, enjoy yourselves as well, for those of you who are working all summer and really hate it but still are well-paid, well think about the money and for those of you who aren’t well-paid, quit it, and come hang out on the interweb (of course hang out to look for a better job)

MB

P.S:  Sorry for the long absence.

Quand on arrive à appeler tout par n’importe quoi

1 Jun

Un nouveau jour, une nouvelle promesse! Aujourd’hui, je vous promets que je vais faire court.

Au fait, je trouve que ce n’est point de ma faute, si j’écris de si longs articles, c’est juste qu’il y a tellement de choses dont on doit parler. En plus, j’adore écrire autant qu’un tourtereau peut adorer une tourterelle, voire plus (puisque ca lui arrive au tourtereau d’aller voir ailleurs). Bref, tant que vous en redemandez, je serais toujours là pour vous servir votre dose de blagues mortelles.

Mais voyez que je dévie déjà du sujet … Et c’était quoi le sujet? Ah oui, je voulais parler de la tendance humaine à nommer les choses.

Je m’explique: je me suis plu toute l’après-midi à me promener dans l’immense firmament de la blogosphère, là où les rimeurs prennent naissance, et là où les personnages les plus excentriques existent. Non, je ne parle pas des pays des merveilles, mais bien d’Internet. Si vous n’en avez pas encore découvert cet aspect, ben vous devriez certainement penser à visiter autre chose que votre page facebook.

Bref, dans cette galaxie virtuelle, j’ai surfé pendant des heures, à lire des posts par-ci, à rigoler sur d’autres idées par-là, mais ce qui m’a profondément marqué est la capacité de tout à chacun, de pouvoir qualifier une chose de tout et n’importe quoi.

Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir? Un exemple alors:

Le blog suivant appartient à un certain Larbi (ce qui explique le nom de domaine www.larbi.org ), qui a eu, disons-le, la très malencontreuse idée de parler de l’affaire Naciri, le ministre marocain de la communication et porte-parole du gouvernement (Oui, oui, cet énigmatique orateur qui donne toujours l’impression d’être constipé). Pour ceux qui n’en savent rien, ne vous attendez surtout pas à trouver des détails de l’affaire ici (googlez très chers amis, googlez!) Reste que notre bon vieux Larbi se vit finalement qualifier de toutes sortes d’adjectifs ( pour ne pas dire autre chose) à tel point que je demandais comment une même personne pouvait ainsi entretenir des opinions politiques aussi diverses que:

‘à la solde des algériens, … à la solde du makhzen, … nihiliste aigri, … pro-pouvoirs refoulés, … islamiste , … de la gauche radicale’

Tout cela pour dire que, les humains sont vraiment bons pour nommer les choses.

Depuis notre très tendre jeunesse, on nous apprend qu’une pomme, ben c’est une pomme. Ceci est maman, même si elle est aussi mal rasée que papa. Dès que l’on devient capable à allumer la télé tout seul, on découvert encore d’autres ‘mots’. Un gars qui se fait exploser au beau milieu d’un marché bondé devient un ‘sale et répugnant extrémiste terroriste’, et une fille qui arrive à nous faire découvrir, de jour en jour, de nouvelles parties de son corps est nécessairement ‘affreusement belle’.

S’en suit l’initiation à la connaissance d’autres termes beaucoup plus sophistiqués (et de loin plus restreignant à notre imagination). On apprend ainsi que tous les professeurs, tant qu’ils ne nous offrent pas une note satisfaisante, sont soit homosexuels, soit des prostituées, avec les surveillants généraux faisant office de proxénètes du réseau.

Sur le net, le nombre d’attributs dont on peut qualifier une personne apparaît illimité. On peut facilement réclamer une démocratie totalitaire, tergiverser sur la possibilité ou non de qualifier la tuerie quotidienne de palestiniens de ‘génocide’, ou encore finir par douter soi-même si on est ‘bon’ ou ‘mauvais’(testez les quiz sur facebook et vous comprendrez mes propos).

Appeler les choses d’à peu près toute chose est donc possible en l’âge de la liberté d’expression. Ainsi, on peut avoir un parti politique de l’Istiqlal (l’indépendance) – bien que je me demande bien de quoi voudrions-nous bien prendre notre indépendance (si ce n’est du bordel qui sévit au pays lui même) -, on peut qualifier les touristes étrangers de ‘bienfaiteurs’, – vu qu’ils ne font que chercher du plaisir, généralement sexuel -, et on peut accuser un ministre d’abus de pouvoir alors qu’il ne faisait que libérer son fils qui venait de poignarder un autre citoyen.

Je ne veux en rien faire une liste exhaustive de toutes ces ‘étiquettes’ qu’on se donne un malin plaisir à coller à presque n’importe qui, mais c’est certainement parce qu’on ne sait pas quoi faire de toutes ces étiquettes qu’on commence à y écrire un peu n’importe quoi.

Le bon vieux Nietzsche l’avait dit une fois: ‘deviens celui que tu es’, et c’est par ce principe que l’on se veut, à l’Abstract Eternity, ‘créer une communauté de penseurs’, même si, pour l’instant, elle est assez cachée comme communauté. Ici, on veut donner naissance à des idées, comme Socrate se voulait sage-femme pour faire ‘accoucher les esprits des pensées qu’ils contenaient déjà’. Et c’est bien ici que l’on s’interdit de se mélanger les pinceaux dans des adjectifs aussi insensés les uns que les autres, mais qu’on préfère nommer les choses par ce qu’elles ‘font’. (Et pour l’instant, on est de grands baratineurs.)